Instagram et les hashtags

          Le conformisme 2.0 propre à son nom renvoie à un phénomène très ancré dans notre époque, celui du conformisme tout court. Une sorte de standardisation naît et se développe surtout chez les digital natives et la génération Y. Ce phénomène est observable par la variation des tendances et l’aptitude, propre […]

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Born to be a youtubeuse

Enfant, vous vouliez probablement devenir vétérinaire, médecin, pompier, professeur des écoles, ou encore, chanteur. Mais aujourd’hui, qui sont les idoles de nos enfants? A quels rêves/projets aspirent-ils? Quels modèles reçoivent-ils? Avec internet, et les nouvelles technologies qui en découlent, le panel de nos idoles s’est vu renouvelé. Terminé les Jean-Jacques, les Johnny, les Peter et […]

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la youtubeuse par la youtubeuse

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Tu pourrais te présenter en quelques mots ?

« Je m’appelle Laetitia, j’ai 20 ans, ma chaîne youtube c’est *****, en fait c’est en référence juste à mon surnom, enfin c’est tout bête. Je fais des vidéos lifestyle, mode, beauté on va dire, ça fait environ un an et demi maintenant. Ça fera deux ans en juin je crois et ça prend vraiment une grande partie de mon temps c’est un peu tout ce qui prend mon temps libre en fait parce qu’à coté je suis photographe et du coup je suis youtubeuse à temps partiel on va dire. Je publie environ une vidéo par semaine donc j’essaie vraiment de faire un petit peu de tout, je fais des tutos beauté, je fais des hall modes, je fais des revues sur des produits que les marques m’envoient etc. »

Tu peux donner une définition à la « youtubeuse » ?

« Bah, c’est assez large parce qu’il y a des youtubeuses beauté, il y a des youtubeuses humoristiques, il y a des youtubeuses sur le sport. Mais moi dans ma catégorie, ce que j’appelle une « youtubeuse beauté » même si j’aime pas trop ce terme, parce que ça nous met facilement dans des cases. Je dirais que c’est une fille qui juste, certes reçoit des produits, mais sait savoir faire la part des choses. C’est pas parce qu’on reçoit un produit gratuitement qu’on est obligé d’en dire du bien, tout simplement. Donc voilà, une youtubeuse beauté pour moi c’est quelqu’un qui reçoit des produits, qui partage ce qu’elle aime, ce qu’elle aime pas aussi et c’est ce qui est le plus important. C’est aussi quelqu’un qui partage son quotidien parce que forcément la vie privée elle prend quand même pas mal le dessus, je veux dire que les gens avec les réseaux sociaux voient vraiment très facilement notre vie, donc voilà c’est savoir partager tout en gardant une vie privée. »

 

Et tu penses que la youtubeuse pourrait devenir un métier, une activité amatrice qui se professionnalise un jour ?

« Il y a déjà des gens qui gagnent leur vie vraiment bien grâce à ça. Donc ça c’est les grands youtubeurs qui ont un million, deux millions d’abonnés. Il y a EnjoyPhoenix, Cyprien, Norman, c’est vraiment les grosses têtes, françaises en tout cas, sur YouTube. Après moi je sais qu’à mon niveau, donc j’ai 25 000 abonnés, par mois je gagne on va dire 50 euros grâce à YouTube donc autant dire que je pourrais vraiment pas gagner ma vie. Après moi je gagne plus en cadeaux gratuits par les marques, qu’en argent direct, parce que même si on fait de la pub c’est pas au nombre de clic comme « un clic = 0,01 euros » comme on pourrait le penser, non pas du tout. Moi, clairement, je pourrais pas en vivre, vraiment pas. Après, c’est quelque chose qui me plaît vraiment et si ça peut découler sur un autre travail pourquoi pas, mais en tout cas vivre de YouTube aujourd’hui c’est vraiment pas possible pour moi. Même si je sais que d’autres y arrivent très bien. »

 

Peut-on parler d’un business derrière l’appellation « youtubeuse » ?

« Bah c’est un business oui et non. Moi je considère pas du tout que ce soit un business, après je sais que obligatoirement quand on commence à avoir beaucoup de notoriété, évidemment ça devient un business. Maintenant les youtubers ont même des managers donc oui c’est un business forcément, on se fait pas mal d’argent. Mais encore une fois, moi à mon niveau c’est pas un business, c’est vraiment par passion et par partage mais oui, il y en a pour qui c’est un business. Et après, je vois pas en quoi le business est mauvais, vivre de passion tout le monde en rêverait, pour moi c’est pas un sujet tabou. »

 

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T’as pas l’impression de faire un peu de figuration ?

« Forcément déjà on parle à une caméra. On est pas plus superficiel mais on va se reprendre à plusieurs fois pour parler, on va faire du montage, on va rajouter de la musique par derrière. Mais c’est juste pour être professionnel, on est pas robotisé. Je veux dire que moi mon avis je le donne quand même dans tous les cas, c’est moi qui parle, c’est ce que moi j’ai décidé de dire. Si j’ai pas envie de le dire je le dirais pas, après oui le montage fait que forcément tout a l’air très lisse, tout a l’air parfait quand on parle mais au final c’est pas ça, faut pas croire, on est pas des robots. Les marques ne nous disent pas ce que l’on doit dire, il y a certaines marques qui disent « ce serait bien que vous disiez que [……..], ce serait bien que […….] ». Après si on est pas d’accord, on dit ce qu’on veut, et je sais que parfois des marques m’envoient des trucs et me disent « ce serait bien que la vidéo soit mise en ligne pour telle date et que tu dises plus ou moins ça, que tu parles de ça »,  juste : moi je parle de ce que moi j’ai envie, si j’ai pas aimé ton vêtement, je le dirais et puis voilà. »

 

Tu partages ta vie sur quels réseaux sociaux ?

« Hm, à peu près tous, donc bah forcément il y a YouTube, ensuite il y a Instagram, Twitter, Facebook et Snapchat assez récemment. Créer du contenu sur les réseaux sociaux ça prend quand même pas mal de temps pour chacun des youtubeurs. Moi j’adore ça donc ça me dérange pas mais oui ça prend quand même pas mal de temps. Il faut être très présent pour pas se faire oublier, d’où le fait que je poste une vidéo par semaine, une photo instagram par jour et que je snap beaucoup pour mes abonnés. »

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Est-ce que tu penses faire partie du conformisme 2.0 ?

« Honnêtement j’espère pas parce que moi je montre mon quotidien mais je sais que c’est pas un quotidien qui peut plaire à tout le monde et qui peut satisfaire tout le monde. Moi je sais que je vois la vie comme ça, j’aime faire ça. Si j’ai envie de me mettre 20,000 couches de make-up sur la face parce que je trouve ça beau bah je le ferais. Après, si des filles de 13 ans suivent mon quotidien, ça sera pas très bon pour elle parce que c’est pas ce qu’on est censé faire à leur âge. Donc, ça me dérange pas cette tendance de suivre ce que les youtubeuses font, mais à coté de ça, moi personnellement j’espère en tout cas que les jeunes filles de 13 ans ne font pas comme moi quoi. Après celles qui ont l’âge pourquoi pas, à leur guise, si ça leur plaît. Mais en tout cas les jeunes filles j’espère pas parce que ça leur correspond pas en fait. »

 

L’entretien avec cette youtubeuse a été enregistré et filmé, pour des raisons d’image et de professionnalisme, nous n’allons pas le dévoiler. Être Youtubeur dans cette génération où le conformisme règne de par la présence de « tutos de vie » est une aubaine pour ces derniers. Car en effet, le métier est en pleine expansion et de nouveaux youtubeurs naissent chaque jour à la recherche de ce qui pourrait les démarquer de tous. Il existe désormais des youtubeurs spécialisés dans le gaming, dans la mode mais aussi dans la mode en fonction de la culture religieuse, dans le sport 2.0, et dans beaucoup d’autres discipline. Un business s’établit alors autour d’eux, les marques ne jurent que par eux, les publicitaires les utilisent et ils développent des habitudes chez chacun de leurs abonnés (comme la fâcheuse tendance à toujours afficher le moindre de nos mouvement sur les réseaux sociaux, ce n’est qu’un exemple). En effet, le marché communicationnel a bien compris que les youtubeurs formaient un nouveau public et étaient donc désormais à l’origine du fameux adage « l’offre et la demande », il créent l’offre grâce aux marques et la demande par leur simple utilisation. La rédaction de ce MOOC nous a permis d’éclaircir certaines zones d’ombres qui planaient au dessus de ces nouvelles pratiques numériques incomprises des générations antérieures et déjà exemplaires pour les générations futures. Nous avons entrepris de travailler autour de ces deux réseaux sociaux car pour nous il était évident qu’entre les deux s’opérait un lien de cause à effet. YouTube est au centre de ces nouvelles pratiques et c’est au travers de l’exemple d’Instagram que l’on réussit à montrer directement les conséquences de ce dernier. Parler des youtubeurs était pour nous inévitable, ils sont les précurseurs de ce mouvement de conformisme quand bien même beaucoup d’entre eux ne sont pas du tout d’accord avec ce point de vue. Rencontrer une youtubeuse nous a permis de mieux comprendre les attentes qu’elle pouvait avoir mais surtout les motivations qui lui collaient à la peau. Ces articles sont pour nous dans un premier temps une petite base théorique et dans un deuxième temps une mise en pratique avec l’entretien. Les #richkids étaient pour nous le moyen de démontrer que chaque « classe sociale » était atteint par ce conformisme, la volonté de vouloir à tout prix montrer que nos vies sont supérieures à celles des autres peut en soi représenter un jeu malsain, mais pour les jeunes bercés dans ce système numérique depuis leur plus jeune âge ça ne représente qu’une banalité.

 

 

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Les youtubeurs sont-ils en passe de devenir les nouveaux rois du monde? 

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VALET Fleurine

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