ARTICLE 1: LA RECETTE “TRANSECRAMIQUE” DE MAMIE YVETTE

Viens par ici, nous allons te détailler la recette de notre enquête! Tu es prêt? Alors à tes fourneaux!

 

Pour la réalisation d’une enquête fondante à l’intérieur et croustillante à l’extérieur, il  te faut:

  •  Deux familles d’appartenance sociale différentes.
  •  125 kg de petits monstres, de préférence ne dépassant pas les 12 an
  •  Du matériel numérique: télévision, ordinateur, tablette, smartphone… Tout est accepté, et plus il y en a, meilleur ce sera!
  • Deux brillantes apprenti-pedago-chercheuses minimum. Et oui, pour obtenir une base solide, deux brillants cerveaux prêts à mitonner tout ça seront les bienvenus!

Je pense qu’on a fait le tour des ingrédients principaux, à savoir que c’est une base indicative. Si tu peux disposer de plus d’ingrédients que nous n’hésite pas à en rajouter! Au diable les kilos!

Tu te demandes peut-être comment choisir tes produits? Si c’est le cas, enfile ton manteau, prends ton panier et rejoins-moi au marché, je t’aiderai à les sélectionner!

Pour le premier ingrédient, je te conseille de choisir deux familles différentes. Pourquoi pas une jaune et une verte? Nous, nous en avons choisi une bleue et une rose. La rose bourgeonne dans une charmante maison de rue située dans le centre de Croix, et la bleue pousse dans un petit appartement cosy comme tout dans le centre de Lille. Nous avons fait exprès de sélectionner des produits qui ne se développent pas dans le même environnement, et de ce fait, nous avons pu obtenir plus de saveurs.

Bref, revenons en à nous moutons.

La famille rose est composée de deux plantes, l’une que l’on nommera Charlotte qui est responsable d’équipe, et l’autre Michel qui est à la recherche d’un emploi. De ces plantes ont germé trois petites graines, Etienne qui à 12 ans, Violette qui en a 10 et demi, et Julien qui mûri tranquillement du haut de ses 4 ans.

L’autre famille est un peu différente: les deux plantes se nomment  Amélie et Corentin, et elles fleurissent toutes les deux dans la restauration, en tant que serveuses. Elles ont donné naissance à deux charmantes graines du nom de Lorraine pour l’aînée, et Alexis pour le petit dernier. Ils ont 5 et 2 ans et demi.

Trois, quatre coups de spatule dans un grand saladier et tes deux familles ainsi que leurs petits monstres devraient te donner les moyens d’obtenir une belle pâte. Tu auras donc réalisé  la première étape de ta préparation. Attention, tu dois la laisser  reposer quelques temps dans le réfrigérateur. Ensuite, tu dois la pétrir plusieurs fois. Nous, il nous a fallu plusieurs temps d’observation et d’analyse avec chacun de nos ingrédients pour obtenir cette délicieuse pâte. Au moins un avec chacun d’entre eux.

Bien, jusque là tu t’en sors bien. Pour la suite, ça se passe juste en dessous! (Ce serait dommage de partir, on va te dévoiler notre ingrédient secret, alors restes parmi nous!)

 Après avoir soudoyé Mamie Yvette toute une après-midi, elle a enfin accepté de me laisser vous dévoiler son ingrédient secret!

L’astuce est donc de cuisiner les deux familles de la même manière, en se basant sur une technique bien particulière. La notre a été de partir du fait que le discours de nos quatre plantes différerait avec la réalité. Et oui, tu n’en reviens pas, c’est dingue hein? La preuve par ici:

 “Ça les coupe socialement de leurs frères et soeurs. Ils ne communiquent pas avec les autres quand ils sont sur les appareils.” Dixit Charlotte, notre plante n°1 de 35 ans.

C’est autour de cette technique que nous avons concocté toute notre recette. Grâce à elle, on a pu voir que les petites graines de nos plantes n’avaient pas les usages du numérique auxquels leurs parents s’attendaient!


Bon, ce n’est pas tout, il manque les ingrédients essentiels: les technologies numériques!

NB: Avoir de préférence une dentition solide pour goûter à ce délicieux met.

Dans notre préparation, la famille rose avait Des Ipod Touch (3), un tablette, une Wii, une PS3, deux disque dur, une télévision, des clés USB, un ordinateur portable et deux smartphones,bref, de quoi se régaler les papilles!

La famille bleue avait moins de variété mais elle possède l’essentiel:  un ordinateur fixe, une télévision, une tablette et deux smartphones.

C’est tout aussi bien de mélanger les saveurs avec des quantités différentes, ça donne un meilleur résultat!

 NB: Zut, j’ai oublié de te dire de préchauffer ton four à 220°, bon c’est pas grave, fait le dès maintenant, la partie qui va suivre devrait vous occuper pendant ce temps là.

LE PTIT QUIZZ: 

Pour réaliser cette enquête selon la recette de Mamie Yvette, combien faut-il de familles au minimum?

ARTICLE 2: LE JEU DU DIGITAL KID POWER

Après avoir eu l’eau à la bouche avec cette recette alléchante , place au jeu!

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LE POUVOIR DU DIGITAL KID (← Clique)

Le jeu que nous allons commencer va te permettre de mettre un peu d’ordre dans les ingrédients mélangés précédemment et de comprendre comment nos digital kids utilisent la panoplie transécranique et transmédiatique [deux grands mots pour désigner tout simplement le matériel numérique (connectés aux écrans; et sur différents média) que possède chaque famille].
Sauf que pour le jeu, cet équipement ne sera plus sous forme d’ingrédients, mais sous forme d’applis à gagner!

Bref qui dit jeu, dit règles du jeu:

Le but est simple: posséder la plus grande panoplie d’équipements numériques pour avoir le DIGITAL KID POWER!

Comment jouer?

Tout d’abord, lance le dé. En fonction du chiffre entre 1 et 6, ton profil DIGITAL KID va être défini: soit un bambin (1 et 2) , soit un enfant d’environ 10 ans (3 et 4), soit un pré-adolescent (5 et 6). Tu n’as pas besoin de différencier les pratiques qui seraient « plus adaptées » au filles ou au garçons, un peu de parité, ça fait du bien!
Tu vas ensuite devoir trouver la pratique qui te correspond le plus (selon notre enquête et en fonction de ton profil.) et l‘associer à l’équipement le plus adapté.

Par exemple: Je suis tombée sur le chiffre 4: je suis un/une Digital kid de 10 ans. On me propose les pratiques « jouer à minecraft », « réviser le français de façon ludique » et « regarder un film » et tu as les équipements : « télévision », « ipod touch », et « tablette ». Si je me rappelle bien de l’enquête, la pratique qui me correspond le plus c’est « réviser le français de façon ludique » avec la « tablette ».

Attention, pas de triche, tu ne dois pas avoir les réponses sous les yeux. Sinon, où serait l’intérêt?Si tu donnes la mauvaise réponse, tu ne gagnes rien et tu dois recommencer au début du jeu.
Si tu donnes la bonne réponse, tu gagnes le lien vers une appli pour te servir du Digital Kid Power!

ARTICLE 3: IL ÉTAIT UNE FOIS LE NUMÉRIQUE

Les enfants, cette petite histoire est dédiée à vous et vos parents.

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Chapitre 1: Il était une fois un monde numérique…

C’était en hiver 2016, les technologies numériques affluaient à cette époque et faisaient partie de notre quotidien. Les écrans occupaient déjà une grande place dans la vie des individus, à l’école, à la maison, au travail, au supermarché, dans les transports en communs… Bref, les écrans étaient partout et étaient de plus en plus fonctionnels. Les usagers sont de plus en plus nombreux et les technologies numériques de plus en plus compétentes. Par exemple, un smartphone pouvait permettre d’envoyer des messages et d’appeler bien sûr, mais aussi d’écouter de la musique, filmer, prendre des photos, consulter ses mails, indiquer une route, regarder des films, jouer à des jeux en tous genres… En bref, avec l’arrivée d’internet sur ces appareils, tout était faisable. Certains smartphones avaient même une fonction orale avec laquelle il était possible d’entrer en interaction et de poser toutes sortes de questions à son smartphone. Par exemple, on pouvait demander le temps qu’il ferai, ou les rendez-vous prévus dans la journée. En clair, cette génération se servait des technologies tout le temps et de plus en plus. En sus de cela, ces appareils étaient pour la plupart connectés, cela permettait donc avec le réseau d’intérêt de multiplier les échanges en tous genres entre tout le monde.  C’est pourquoi, à l’agence du DIGITALKIDSPOWER, nous avons demandé à nos deux super apprenties-enquêtrices, SuperNana et SuperJo de venir observer comment vous, les enfants, vous pratiquiez avec ces appareils.

Chapitre 2: Dans la famille Potiron, je demande…

Nous en revenons donc aux deux familles décrites dans notre recette de la délicieuse “Transécramique” de Mamie Yvette. Petit rappel sur ces familles. Dans la famille Choux-Fleur il y a donc  Michel, le père champion des jeux vidéos, Charlotte, la mère professionnelle de l’organisation, Etienne, le grand-frère alias le McGuyver du numérique, Violette, la petite fille jolie comme un cœur et Julien, le petit dernier véritable adorateur des canards. Ensuite, dans la famille Potiron il y a Corentin, le père amoureux de la musique, Amélie , la mère qui considère les technologies numériques au même niveau que l’art abstrait, Lorraine, la grande-soeur malicieuse et dégourdie et enfin le petit dernier, Alexis, véritable idole de sa sœur Lorraine.

Chapitre 3: Super-Héroïnes à la rescousse

Ces familles vivaient paisiblement au nord de la France, munies elles-aussi de diverses technologies numériques. Ce qui a posé problème à ces deux apprentis-chercheuses, c’est qu’elles entendaient bien souvent trop de choses négatives sur les pratiques numériques des enfants. Les parents les jugeaient, les considéraient comme mauvaises, nuisibles et dangereuses. Voilà pourquoi nos deux apprenties sont venues à la rescousse des enfants, comme de véritables super-héroïnes. Toutes deux avaient des super-pouvoirs. SuperNana pouvait analyser chaque situation au détail près, rien ne lui passait sous le nez, elle voyait tout et remarquait tout. Elle avait également un pouvoir de jeunesse éternelle et savait redevenir enfant dès qu’elle le souhaitait. Quoi de mieux pour observer vos pratiques et se mettre à votre place? Quant à SuperJo, elle avait la capacité de prendre des notes à une vitesse de folie, elle pouvait retranscrire tout ce qu’on lui disait, dès qu’une conversation lui semblait pertinente, sa petite machine à écrire apparaissait et notait tout ce qui lui semblait important à retenir. Mais ce n’est pas tout, elle avait le pouvoir de lire dans les pensées, ce qui facilitait le travail de super-héroïnes de ces deux apprenties.

Chapitre 4: Mission conviction

Nos deux héroïnes partirent donc en quête des pensées des parents de la famille Choux-Fleurs et Potiron. Leurs supers pouvoirs ont permis de savoir énormément de choses à leurs sujet comme vous vous en doutez, et SuperNana a adoré se remémorer son enfance en observant avec Julien les petits canards dans Minecraft. Ainsi, ce qui s’est dégagé de leur mission a été cela: les discours des parents différerait avec la réalité. SuperJo a retranscrit quelques citations des parents:

“ça les coupe socialement de leurs frères et soeurs. Ils ne communiquent pas avec les autres quand ils sont sur ces appareils.”-“On les restreint sinon ils ne s’arrêtent jamais d’être devant” dixit Charlotte.

“ Ils sont tout le temps devant la télé ou avec la tablette, ils ne s’en lassent jamais” Dixit Michel.

Chapitre 4: Enfants+ écrans = <3

Pour résumer tout ça les enfants, vous pouvez expliquer à vos parents que vos pratiques numériques peuvent être innocentes comme dangereuses, tout dépend de ce que vous en faites. Vous pouvez très bien vous cantonner à répondre à vos mails, faire des recherches pour les cours, télécharger des musiques ou des films en toute légalité, discuter avec vos amis etc… la plupart font cela. Cependant, vos parents s’inquiètent car internet est une plateforme qui n’a pas de limite, elle peut être dangereuse. Vous pouvez faire de mauvaises rencontres, devenir « accro » à des jeux, ne plus en dormir et être sans cesse devant votre écran, mais attention, il suffit de réguler vos pratiques. Vos parents doivent surveiller ce que vous faites, et si ils savent ce que vous faites avec vos écrans, ils vous laisseront tranquilles et vous ferons confiance, attention à ne pas tomber dans le panneau.

Au fil des années, les technologies n’ont fait que se développer toujours plus, ne laissant plus le choix aux parents de s’adapter et de chercher à les comprendre au lieu de les juger et d’en avoir peur, ils ont du réguler les usages de leurs enfants en leur faisant confiance et en s’intéressant un minimum à ce qu’ils en faisaient. Finalement, l’usage de ces technologies permet le développement de la connaissance des enfants, il augmente leurs échanges avec le monde extérieur et ça les sociabilise, ça les ouvre sur le monde. Les enfants, les parents et les technologies numériques vécurent heureux ensemble et eurent pleins de descendances qui elles aussi vécurent heureuses.

FIN

 

ARTICLE 4: “GO SKYPE?” AVEC SHERRY CHERRY et T.

 

Au cours de notre enquête, nous avons lu les textes de 2 auteurs: Serge Tisseron, psychanalyste et psychiatre français et Sherry Turkle, anthropologue et psychologue américaine.

conversation

-DISCUSSION DE GROUPE -

SuperNana: Salut, ça va ?

SuperJo: Oui et toi?

T: Bonjour les filles! Une discussion de groupe? Ça cache quelque chose ? ^^

Sherry Cherry: Je suis du même avis que T., vous avez un truc a nous demander Girls!

SuperNana: Jo, on est démasquées…

SuperJo: Oui c’est vrai on avoue, on aimerait discuter enfants et pratiques numériques avec vous…

Sherry Cherry: Yes, of course!

T: Dites nous tout ce que vous souhaitez savoir.

SuperJo: Nous voulons réagir suite à la lecture de votre texte “L’enfant aux risques du virtuel”.

SuperNana: Et aussi à “Seuls ensemble, de plus en plus de technologies, de moins en moins de relations humaines” écrit par vous Sherry.

Sherry Cherry: Alright!

SuperNana: D’abord, T,  lorsque vous employez le mot “virtuel”, nous pensons que ce n’est pas très adroit, et mal adapté pour parler des machines, des technologies nouvelles, ou encore du monde connecté, etc…

T: Pourquoi vous pensez ça?

Sherry Cherry: Attention les filles, vous allez le vexer ^^

SuperJo: Parce que “virtuel”, ça s’oppose à “réel”. Et ces machines ou les mondes dans les jeux vidéos, etc… quelqu’un les a bien créé, ça existe. Ce sont des choses réélles, non?

SuperNana: Nous, on préfère parler de “monde fictif”, de “numérique”, “d’interfaces technologiques” comme l’écrit Sherry ou encore “d’intelligence artificielle”.

Sherry Cherry: Girls, you’re right. T, leur raisonnement est juste il me semble…

T: Je me sens en infériorité masculine. Bref, dorénavant, j’essaierai d’adapter mon langage.

SuperNana: C’était juste une remarque.  Vous qui êtes psychiatre, pouvez-vous nous parler des effets du numérique sur les enfants, d’après vos observations?

T: Ce que je peux vous dire, c’est que certes, les nouvelles technologies posent des difficultés aux enfants en terme de constructions de repères et d’identité puisque les mondes fictifs dans lesquels ils sont immergés (vous voyez, je peux le faire ;)) impliquent des changements de perception. En fait, la plupart du temps, les enfants font la part des choses (ce sont surtout les ados qui sont touchés) mais les parents ont un regard négatif sur ces pratiques, les associant au danger, à l’addiction, aux pathologies, à une déconnexion avec le réel, etc.. alors que ce serait plutôt le cadre de la pratique et non la pratique en tant que telle qui pose problème.

SuperJo: C’est une proposition d’analyse très intéressante. Dans votre texte, vous écrivez particulièrement sur les effets des jeux vidéos, pouvez-vous nous en dire plus?

Sherry Cherry: Come on T., ça m’intéresse aussi.

T: Oui, je pense que les jeux vidéos peuvent aider les enfants à se construire une identité puisque jouer implique souvent une représentation de soi à l’écran. Les enfants découvrent de nouvelles sensations, ils manipulent des objets dans le jeu, ils peuvent construire des choses, résoudre des énigmes; etc….Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’excès. Comme pour tout :)

SuperNana: Merci pour cette réponse, c’est enrichissant! Et vous Sherry, partagez-vous l’avis de T., concernant les pratiques numériques chez les enfants?

Sherry Cherry: Hmm not really…., en fait, je pense qu’il y a bien des effets positifs dans ces pratiques, mais depuis quelques années, les pratiques autour du numérique nous envahissent. La vie du “constamment connecté” des ados devient néfaste, according to a young boy, Brad, que j’ai rencontré lors d’une enquête,  le rythme sur Facebook revient à « penser faussement à toi-même ». Celà veux dire qu’une mise en scène forcée génère un manque d’authenticité dans les relations narcissiques que nous entretenons avec nos différentes vies sur les réseaux sociaux. C’est vrai quoi, to be “cool”, il faut une présentation de soi toujours calculée.

SuperJO: D’accord, merci de nous avoir fait part de votre avis Sherry :) A bientôt!

Sherry Cherry: See you, Girls!… And T. :p

T.: A la prochaine!

SuperNana: Merci encore à vous deux, bisous! :)

LE PTIT QUIZZ

Quel auteur(e) pense que les jeux vidéos ont des vertus thérapeutiques?

Selon Sherry TURKLE, l’utilisation de Facebook , des posts trop réfléchis amèneraient les utilisateurs à: